20 octobre
Maïs
Le râle de la nourriture
…
…
Les agriculteurs râlent et je pense qu’il est temps que la population s’y mette aussi et se responsabilise.
Est-il normal d’acheter, chez Le…rc, le kilogramme de pommes de terre 20 cts (oui vingt centimes) ?
Combien est-il acheté à celui qui a cultivé ce produit ?
Est-il normal d’obtenir, chez Lea……ce, le kilogramme de porc à moins de deux € ?
Les produits n’ont plus de valeur, le travail non plus, la vie animale encore moins.
Nous consommons sans respect et sans conscience
16 août
Premier bilan
…
…
Il s’en est passé des choses en six semaines…
…
Des orages diluviens
Des grêlons gros comme des balles de cricket ont fait beaucoup de dégâts alentours mais heureusement pas chez moi
La découverte d’une maison trop humide, donc devoir remédier au plus vite à ce problème
Premièrement dans la région presque toutes les maisons sont construite sur des ilots, c’est-à-dire qu’un fossé les entoure; d’autre part il y a des champs de maïs partout, ce qui signifie donc une eau de surface conséquente doublée d’une irrigation souterraine idéale. Par manque d’entretien ma maison a perdu son fossé et je suis cernée de maïs !
Abattage de douze grands arbres pour aérer le paysage
Ils étaient superbes mais bien trop nombreux et plantés en oubliant qu’un arbre, en 50 ans, devient grand et qu’en les plaçant trop serrés un parc devient une forêt
Changement de toutes les fenêtres
Une fortune (mais faut voir aussi le nombre et la grandeur de celles-ci) qui me sera remboursée sous forme d’économie de chauffage
Installation du solaire pour l’eau sanitaire
Plaisant pour l’esprit de se doucher avec de l’eau chauffée au soleil. En l’économisant j’ai tenu quatre jours de pluie sans appoint. Génial !
Installation à la cuisine d’un poêle à pelets qui fera notre chauffage central cet hiver
Poêle plutôt que chaudière, par esthétisme et manque de place adéquate
Etude et commande de l’équipement mobilier de la cuisine
Une autre fortune dont rien ne viendra en retour sauf mon plaisir personnel d’être dans de magnifiques meubles sur mesure, fonctionnels avec dans nos 40 m2 : un ilot central.
…
;;;;
…
Il y a aussi l’expérience des violents écarts de température qui peuvent brutalement survenir, de la forte chaleur, de la moiteur, des orages, des insectes volants et rampants, des mûres sauvages en gelée, du gigantesque marché tous les jeudis matin…
Il y a aussi, contrairement à ce que j’imaginais et affirmais, le refus total de considérer cet endroit comme le dernier.
Deux raisons à cela :
Tout d’abord, la Corse était ma destination finale. L’argent et des enfants encore trop jeunes m’y ont fait renoncer. Je me suis rabattue sur ce que ma bourse pouvait supporter et ce que le bons-sens m’imposait concernant mon fils principalement. Même si d’excellentes et indéniables raisons m’ont contrainte à modifier mes plans il reste un déni de mon ambition auquel je ne peux me résoudre.
Ensuite, envisager un terme à quoique ce soit c’est commencer à mourir.
…
…
25 juillet
Nous y voilà
…
En un mot comme en cent, ce déménagement fut “pénible”.
Trois semaines après je suis toujours épuisée mais enfin chez moi. Je ne réalise pas encore car c’est l’été, le temps et le climat des vacances…c’est comme si j’allais repartir bientôt…
Petite visite hier à Lourdes, tout à côté.
J’appréhendais du kitsch, des comportements exhibitionnistes de ferveur mais pas du tout. Dignité et calme dans la foi et l’espoir qui baignent ces lieux. L’église (“les” églises serait plus conforme à la réalité) est impressionnante, gigantesque, tout en hauteur avec ses trois niveaux. Dès le 31 juillet il y aura une série de 10 photos sur Aminus.
…
.
…
Bernadette Soubirous
28 juin
Départs en tous genres
…
Et voilà, la famille se disloque pour de bon et met plusieurs centaines de kilomètres entre chaque membre.
L’une s’installe à Thonon, l’autre à Paris, la troisième est en Suisse et moi je vais tout à l’opposé dans les Pyrénées, accompagnée du dernier “témoignage vivant” de ce qui fut une tribu. Encore quelques années à le voir grandir puis ce sera aussi son départ.
En voilà que je ne verrai pas finir de mûrir !
…









